strighnave a écrit:
Que faites-vous du 1% restant?
Je vous conseil de relire les ouvrages sur la bête.
Il en existe un, écrit d'après les témoignage recueillis par le descendant d'un témoin.
La bête de Jean Chastel fut considérée comme telle par le roi lui-même.
L'affaire fut suffisament sérieuse pour qu'il envoie une troupe de dragons.
Il y a une chose que vous ne comprenez pas, c'est que la bête existait déjà avant le mois de juin 1764.
Je ne prétends pas détenir la science infuse, mais il serait bon que tu jettes un oeil sur mon lien.
Tu verras qu'effectivement, les premières attaques ont eu lieu quelques mois avant.
Arkayn a écrit:
On fait alors le lien avec des meurtres similaires, commis en avril et mai, aux confins du Gévaudan et du Vivarais. On n'en connais ni la fréquence ni le nombre. Des groupes de chasseurs, aidés de paysans, entreprennent des battues dans la forêt de Mercoire et aux alentours de Langogne.
La première attaque enregistrée fût celle d'une femme, en juin 74. Puis il eut effectivement une jeune de 14 ans, ensuite une de 15 puis un garçon de 15 ans aussi.
Le roi n'avait que faire de la Bête tuée par Chastel, puisque pour lui, elle était déjà morte depuis 18 mois et ne voulait plus en entendre parler (de plus la charogne en très mauvais état qui lui est présentée l'indispose fortement). Ce sont les Etats Généraux du Gévaudan qui accorderont au "héros" 72 livres (moins de 9 400 F actuels) pour avoir tué la "Bête".
Quand aux dragons, ils ont été envoyés au tout début de l'affaire avant d'être relayés (disons le tout net, virés) par un louvetier.
Effectivement, s'il s'était d'un animal normal, il aurait pû être tué par un simple chasseur. Mais n'oublie pas qu'il y avait un ou plusieurs hommes derrière cette histoire (probablement antoine Chastel et Jean-François de Moriangès).
Et si les suppositions sont bonnes, l'animal devait être un chien-loup. Or il était de tout temps recommandé de se faire lécher les plaies par un chien car sa salive servait d'antiseptique. Ce qui explique qu'il n'y eut pas de gangrène ou autre.
Pour le livre que tu cites, je suppose qu'il s'agit de "Jacques Portefaix - Un enfant au temps de la Bête du Gévaudan", par R. Lagrave.
Collection "Des enfants dans l'histoire du Gévaudan"(1753 1785). Il contient effectivement une partie des mémoires de Jacques Portefaix.