yofri95 a écrit:
Très bon livre d'ailleurs. J'en ai d'ailleurs parlé vite fait avec Jean-Jacques Barloy qui m'a dis néanmoins que Michel Louis était un peu trop virulent à son goût. Mais il ne m'as pas dis si c'était dans la vrai vie où dans son bouquin.
Je ne sais pas si virulent est le bon mot. Disons que Michel Louis a un parti-pris, celui de la réhabilitation du loup, ce qui le conduit à l'occasion à railler les auteurs qui ne défendent pas sa cause, surtout Guy Crouzet. Pourcher, pour qui la Bête était un monstre surnaturel faisant office de punition divine, en prend aussi pour son grade de temps à autres. J'ai connu des auteurs plus sarcastiques que Louis.
La seule vraie faiblesse de son argumentation survient lorsque'il accuse les Chastel et soupçonne Morangiès fils. Il n'a guère que des spéculations et pour étayer ses soupçons, il se réfère à des romans (Chevalley et Pourrat). Fussent-ils basés sur la tradition populaire (qui colporte aussi bien de vraies que de fausses rumeurs), ce sont des fictions, pas des documents d'archives.
Citation:
En tous cas Cortex, chapi chapeau je connais peu de gens ayant lu cet ouvrage ; cela fait plaisir
Je l'ai même disséqué dans tous les sens tant j'ai été pris par cette affaire fascinante. Mon exemplaire est maintenant en assez mauvais état à force d'avoir été ouvert.
Randolph Carter a écrit:
Mais cela reste un livre fondamental pour l'étude du cas Gevaudan. Même si je lui préfère le livre de Chevalley pour avoir su à merveille retranscrire l'atmosphère de cette époque...
On en revient à une discussion que toi et moi avons eu plus haut dans ce topic : les deux bouquins ne jouent pas dans la même catégorie. Louis a écrit une étude qui se voulait "scientifique" et objective, Chevalley a créé un roman.
Et encore, la première partie du livre de Louis (le récit des faits) se lit très bien et présente des qualités que pas mal d'historiens professionnels auraient été incapables d'obtenir.